Week‐end au Mont Aiguille

Le Mont Aiguille, by Ghusse, on Flickr

Le Mont Aiguille

J’avais proposé à Cindy et Julien, suite à la sortie à l’Aiguille de la Persévérance, de les emmener faire de l’escalade en grande voie. Promesse tenue : nous sommes partis gravir le Mont Aiguille, avec en prime Franck et Marc qui ne se sont pas trop fait priés pour venir.

Clairon à 5h30 donc, dans un petit coin drômois paumé mignon, pour un décollage à 6h15. Quelques lacets plus tard, nous passons La Richardière puis voilà en bas de la marche d’approche. Note pour plus tard ; il est possible de s’avancer en voiture : la première aire de stationnement n’est pas la seule.

La marche d’approche nous fait gravir 600m de dénivelé pour atteindre le col de l’Aupet, et on a encore droit à 20min de marche pour rejoindre le bas de la voie normale. Il faut prévoir facilement 1h30 de marche en tout. Partis vers 8h du bas, nous sommes en haut vers 9h30 !


Dans la voie normale by Ghusse, on Flickr

Dans la voie normale

Le temps de déméler les nœuds dans la corde de 100m (indispensable pour la descente), plusieurs cordées nous passent devant. On était prévenus : la voie normale est pas mal fréquentée. Franck et Marc s’engagent finalement dans la voie vers 10h, suivis par notre cordée de 3.

Trois étant également la cotation maximum de la voie en question (en cotation d’alpinisme, cela donne du «Peu Difficile»), tout le monde a revêtu les grosses et laissé les chaussons dans le sac. L’ascension sera tranquille.

Le beau temps étant au rendez‐vous on peut profiter du paysage : on a une vue imprenable sur les sommets du Vercors, avec le Grand Veymont juste en face.


Passage derrière le rocher de la Vierge by Ghusse, on Flickr

Passage derrière le rocher de la Vierge

La grimpe est ponctuée de traversées, un passage derrière le rocher de la Vierge, on suit parfois même un sentier ! Bref : c’est assez varié, sympa et jamais difficile.

Au niveau des points, c’est jamais vraiment l’abondance, comme souvent en grande voie. Mais dans tous les passages les plus durs moins faciles on trouve un câble arrimé avec des énormes broches scellées. Le câble permet de se sécuriser si besoin, les broches servent de relai ou pour accrocher une dégaine.


Dernières longueurs dans la voie normale by Ghusse, on Flickr

Dernières longueurs dans la voie normale

Les dernières longueurs avant la sortie ne sont pas vraiment les plus agréable en termes d’escalade, mais il semble qu’elles aient plu. On franchit des ressauts dans une cheminée : il faut veiller à ne pas s’enfoncer dedans, chercher des prises de chaque côté.


Après 3h de grimpe, nous voici finalement sur le plateau du Mont Aiguille.

Sur le plateau du Mont Aiguille by Ghusse, on Flickr

Sur le plateau du Mont Aiguille

L’escalade se «transforme» enfin en randonnée pour atteindre le sommet qui se trouve presque à l’opposé du plateau.

Vers le sommet by Ghusse, on Flickr

Vers le sommet

Assis là haut, on a un peu l’impression d’être sur une île, à 2000m d’altitude quand même. Les chocards viennent nous narguer en jouant avec le vent, en se posant comme des fleurs au sommet. Ça donne vraiment envie de revenir pour bivouaquer en haut, comme l’ont fait des grimpeurs croisés ce matin.

Après un pique‐nique bien mérité, on repart vers la descente des Tubulaires. Je n’en ai pas de photos car j’ai souvent fermé la marche, posé ou lové la corde… Mais Franck en a quelques unes.

La descente commence par une suite de désescalades pas toujours très rassurantes, où la pose d’une corde peut s’avérer utile pour sécuriser certains passages ; et de descentes dans des pierriers. Je crois que ma grande hantise — probablement partagée par Franck à ce moment là — était de râter la bifurcation vers le rappel final. Du coup, on a passé en revue tous les passages qui semblaient partir vers la droite…

Note pour plus tard : le rappel final se trouve après un premier rappel d’environ 10m. Jusqu’à cette descente on peut difficilement se tromper de chemin : il faut continuer tout droit en suivant la pente. Le dernier relai est assez facile à trouver : légèrement sur la droite, sous un pin. On voit même la chaîne sans chercher.

Le rappel final de presque 50m est vraiment un moment sympathique après toutes ces descentes dans les pierres : on n’en voit pas le bout quand on s’y engage, il contient un passage en fil d’araignée et il faut se retourner pour la fin. Un joli rappel en résumé :p

Finalement, la descente nous aura pris presque autant de temps que la montée contrairement à ce à quoi on s’attendait…

En bref, ce fut une sortie sympathique : se retrouver entre amis et grimper dans un cadre aussi joli, que demander de plus ?

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