Géoportail 2.0

Lors du lancement du geoportail il y a quelques temps, j’avais fait un billet (peu flatteur) sur ce blog. Voila maintenant qu’un certain Doudou me met au défi de tester le service de l’IGN une nouvelle fois.

Geoportail 2D

Depuis son lancement, le géoportail permet de naviguer en France en 2D. Le service est finalement assez comparable avec Google Maps. Le moteur permettant l’affichage dans une page web a d’ailleurs été changé pour reprendre celui utilisé par le concurrent.

Du coup, force est de constater que le géoportail nouvelle génération a gagné en fluidité, stabilité et facilité d’utilisation. C’est un gros plus comparé à la version précédente.

Je vais peut‐être pinailler à propos de l’interface, qui est inutilement complexifiée par l’ajout d’un menu de sélection du type d’affichage : découverte, avancé ou personnalisé. Ce menu n’apporte pas grand chose puisqu’il suffirait de masquer par défaut les couches proposées aux experts.

J’apprécie la carte qui prend toute la largeur de la page. Et on peut noter le réel plus du géoportail en comparaison à Google Maps : l’accès aux cartes IGN. Parfait pour préparer une rando, vous accédez aux top 25 (pas au 1:25 000 cependant)

Géoportail 3D

L’IGN a lancé dans un certain silence (peut‐être pour éviter la débâcle de la dernière fois) son service Geoportail 3D. Faisant preuve d’une réelle ouverture d’esprit web 2.0 (joke here), ils l’ont estampillé bêta.

Le géoportail 2D peut se comparer à Google Maps : interface web, accès à des cartes en 2D ou à des photos aériennes ; mais le géoportail 3D est plus proche de Google Earth. Tous deux demandent l’installation d’un logiciel supplémentaire pour profiter d’autres fonctionnalités.

L’interface est agréable, et l’affichage plus «joli» que celui de l’équivalent Google. Et surtout, on profite d’une excellente qualité d’image sur tout le territoire français, chose que Google n’offre pas.

Au moment de télécharger le logiciel, on est — chose curieuse — redirigé vers clubic. Étrange et pas très «pro». Utilisateurs de Mac OS ou de Linux, passez votre chemin. Le logiciel n’est annoncé pour vous qu’en janvier 2008.

Un concurrent de Google ?

Mon précédent billet s’intitulait «Le géoportail n’est pas un concurrent de google earth». Avec cette nouvelle mouture, le bébé de l’IGN l’est-il devenu ?

Le géoportail bénéficie certes des données de l’IGN : de bonne qualité, et de qualité constante sur tout le territoire. Cependant on est loin de ce qu’offre actuellement Google : recherche d’itinéraires, point d’intérêt, personnalisation de carte en ajoutant ses propres lieux, ouverture de l’API permettant de l’utiliser dans sa page web. Est‐ce un hasard si la ville de Paris utilise Google Maps et non le géoportail ?

Non, le géoportail n’a pas la même vocation : c’est un outil de promotion des données de l’IGN, peut‐être un outil pour les professionnels (je ne sais pas s’ils s’en servent réellement). Il peut présenter les plans cadastraux, le réseau hydrographique, les sites géodésiques, les limites de communes.

Bref, les deux ne jouent pas dans la même catégorie.

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