L’impasse chinoise

Après les émeutes au Tibet, voilà que la contestation naît à l’extérieur de la Chine le long du parcours de la flamme olympique.

De la contestation autour du parcours de la flamme

Il a bien des raisons de s’offusquer de la condition du peuple chinois qui vit sous une dictature. Ce peuple est sous l’emprise d’un régime libéral‐communiste[1] qui conjugue le pire des deux systèmes : un parti unique, des prisonniers politiques, le contrôle de la presse, la négation des libertés individuelles mais aussi l’exploitation de la main d’œuvre bon marché, absence de protection sociale.

Reste à savoir quels impacts auront les actions menées en occident au passage de la flamme olympique. Peut‐on attendre de ces manifestations qu’elles ouvrent les yeux du peuple chinois ? J’en doute : les informations sont relayées en Chine par des organes de presse officiels.

N’oublions pas qu’en Chine, «l’invasion» du Tibet est présentée comme une action de libération contre un pouvoir féodal organisé autour du servage (ce qui est vrai d’ailleurs).

Ces actions de protestation peuvent avoir, à mon avis, un effet pervers très important : celui de la stigmatisation de l’occident et du repli de la Chine sur elle‐même.

Une chose est désormais sûre : l’opinion publique occidentale démontre au moyen de ces manifestations que le problème des droits de l’Homme en Chine est une préoccupation importante. La question se pose désormais de la suite à donner à ces actions.

De la suite à donner aux protestations

Peut‐on demander à nos sportifs de boycotter les JO qui constituent parfois l’aboutissement de toute une vie de préparation, de privations et d’efforts ? Ça serait inhumain.

Le gouvernement et le chef de l’État peuvent‐ils désormais hausser le ton vis‐à‐vis de la Chine ? Le faire c’est risquer de se retrouver bien seul, mis à l’index par la Chine, ignoré tant sur la question des droits de l’Homme que sur des questions économiques par les chinois. Seul un boycott concerté de la cérémonie d’ouverture par les chefs d’états européens a une chance d’aboutir, mais il faudra que l’ensemble des membres s’entendent sur les conditions de leur participations et qu’au final, la décision de prendre ou ne pas prendre part à cette cérémonie soit prise de concert. Autant dire que je n’y crois pas.

Les annonceurs ont déjà et depuis longtemps baissé leur pantalon, je doute que l’un d’entre eux décide subitement de se retirer.

Les médias ont cru avoir du pouvoir, notamment France 2 qui avait posé une condition : la transmission en direct des épreuves. Que va faire la chaîne publique si les autorités chinoises ne donnent pas suite à sa demande ? France 2 a déjà commencer à gesticuler, mais elle retransmettra – j’en ai la certitude – les épreuves des jeux Olympiques, de même que les autorités chinoises continueront à fournir des images décalées de 3 minutes.

Il ne reste qu’une possibilité : une mobilisation des spectateurs et téléspectateurs pour ne pas regarder ni les épreuves sportives ni les compte‐rendus de celles‐ci. Pour l’instant je ne vois rien venir en ce sens.

À l’aube d’une épreuve pour le pouvoir chinois

Reste une certitude : la Chine aura à faire face à énormément d’inconnues lors de ces jeux Olympiques :

  • un nombre jusqu’alors inégalé de journalistes étrangers sur son territoire,
  • une rébellion tibétaine,
  • l’accueil de multiples spectateurs étrangers dont les dernières manifestations tendent à penser que des débordements politiques sont possibles.

L’enjeu est important, et le risque de voir la Chine se durcir l’est tout autant.


[1] Expression fort à‐propos entendu pour la première fois dans la chronique de Bernard Guetta sur France Inter : la Chine, ses pêchés et les nôtres. [↑ retour ↑]

[2] Je sais pertinemment que les manifestations ne sont pas anti‐chinoises, mais de part certaines dérives de manifestants, la probable répétition le long du parcours de telles action et une présentation probablement biaisée par les média chinois on peut se demander comment seront perçues ces actions. Sinon qu’elles sont dirigées contre la chine et les chinois. [↑ retour ↑]

Commentaires

10 Comments sur « L’impasse chinoise »

  1. herisson26 dit :

    Pas grand‐chose à ajouter… Sinon que le CIO, qui s’offusque aujourd’hui de voir les problèmes que pose l’organisation des jeux dans un pays dont les dirigeants n’ont rien à envier à Franco, ferait bien de ravaler son indignation : on lui avait dit, dès avant l’attribution de ces olympiades à Pékin, que ça ne passerait pas sans heurt et qu’il fallait être totalement hypocrite pour prétendre que ça allait faire changer les dirigeants chinois.

    Aujourd’hui, c’est un gigantesque bordel qui présage de sacrés gâchis, dont les sportifs et ceux qui les regardent vont sans aucun doute pâtir (s’il y en a un qui bouge, il gicle, souvenez‐vous de Smith et Carlos) et qui n’empêchera ni les dirigeants chinois ni les vendeurs de TGV de faire leur beurre.

    Merci le CIO. Comme si 1936 et 1980 n’avaient pas suffi…

  2. Eleken dit :

    D’accord avec toi et aussi avec Herisson. Je rajoute que je trouve que la prise de conscience tardive et opportuniste des medias sur le «problème chinois» n’est là que pour faire mousser les ventes et encore égailler nos folles soirées monotones d’images excitante nous montrant ô combien le monde non‐européen est dangeureux et rempli de cinglés… Tout ce que j’espère, néanmoins, c’est que (comme tu le disais) l’afflux de ces éléments étranger dans leur pays dépasse la censure et donne au peuple chinois une autre forme de retour que l’officiel (malheureusement, les événements de Paris par exemple tombent à point nommé pour attiser la méfiance vis‐à‐vis de nos propos)…

    On sera fixé cet été de toutes façons… Wait & see

    Eleken

  3. Gautreau parents dit :

    Par rapport à ce passage :
    «N’oublions pas qu’en Chine, « l’invasion » du Tibet est présentée comme une action de libération contre un pouvoir féodal organisé autour du servage (ce qui est vrai d’ailleurs).» —->

    Bien pâle raison cette excuse du ’pouvoir féodal’ pour s’approprier le Tibet. A ce moment‐là il aurait mieux valu les aider à obtenir eux‐mêmes une certaine indépendance, mais comme les Tibétains n’en sont pas demandeurs … et qu’en matière d’indépendance et de démocratie les dirigeants Chinois sont davantage à la ramasse, la violence en plus …

  4. Ghusse dit :

    Évidemment que c’est une excuse. Les véritables raisons de cette annexion sont avant tout géopolitiques. Le tibet était facile à annexer, du point de vue militaire. C’est un pays qui est situé sur les hauteurs, au centre de l’Asie et d’où la plupart des grands fleuves prennent leur source.

    Cependant, l’annexion du Tibet par la Chine est présentée là bas comme une libération du peuple Tibétain.

    En matière de démocratie, il faut savoir qu’au Tibet tout n’était pas rose avec une organisation féodale. La société reposait sur le principe du servage des paysans par les moines des temples !

  5. AL dit :

    Je posterai un petit laius sur mon blog à ce sujet. Je ne le fais pas ici en commentaire car ce serait trop long.

    Mais il faut savoir que la démocratie et les droits de l’Homme ne veulent pas dire grand chose en Chine. C’est un problème plus large de concept et de pensée.

  6. AL dit :

    Euh désolé si j’ai posté plusieurs fois le commentaire, je croyais que ça s’affichait directement, mais apparemment il y a un contrôle par toi ?

  7. Ghusse dit :

    J’ai supprimé le deuxième commentaire. Normalement ils s’affichent directement. Peut‐être était‐ce un problème au niveau du cache de ton navigateur.

    Je n’ai rien contre le fait que tu fasses un commentaire long sur mon blog, pour que tu nous fasses partager ta vision. Tu connais quand même mieux la Chine que moi et que la plupart des journalistes qui en parlent.

  8. AL dit :

    En fait, je pense que c’est surtout une question de recul et de remise dans le contexte. Pourquoi tout d’un coup s’offusque-t-on du sort des Tibétains ?

    Avec tout ce qui se passe en ce moment, les JO, le boycott, les Tibétains, je n’avais pas envie d’en rajouter une couche. Mais quand je vois que ça prend de l’ampleur, je me dis qu’il faut quand même entendre l’autre côté, à savoir les Chinois. Pas de méprise, je ne suis pas tout le temps prochinois, mais de par une partie de ma culture, j’ai peut‐être un éclairage à apporter et des propos rapportés par les médias à nuancer.

    Attention à la face

    D’abord, il y a une chose absolument centrale qu’il faut garder à l’esprit : attention, les Chinois n’aiment pas perdre la face…

    Un boycott des JO n’est pas le bienvenu (ne serait‐ce qu’un boycott de la cérémonie d’ouverture). D’ailleurs, la secrétaire du gouvernement chinois l’a dit d’un ton ferme : « qui boycotte les JO en prend les responsabilités et prend le risque de s’isoler ».

    Un boycott des JO est un suicide diplomatique pour ceux qui choisiront cette voie. C’est évident : qui aimerait voir sa cérémonie d’ouverture boycottée ? La chose est trop publique. On prend les Chinois de front, ce qu’ils n’apprécient guère. Face à une attaque frontale, les Chinois répliqueront de manière oblique, et sur un autre front (cf. L’Art de la guerre par Sun Tzu). C’est d’ailleurs tout le sens donné à « isoler ». C’est en privé qu’il faut agir, en accompagnant et non en réprimandant. Je rajoute aussi que si la France tenait tant aux droits de l’Homme, que faisait le Président de la République sans sa Haut Commissaire aux Droits de l’Homme lors de sa visite en Chine ? C’est quand‐même des symboles forts.

    Dispersion et manque de cohérence dans le message

    Les droits de l’homme sont un particularisme français. Scander les droits de l’Homme à partir de la France alors que même la Haut Commissaire chargée des Droits de l’Homme n’était pas sur place en Chine : on a beau trouver des excuses, ce n’est pas cohérent, alors que le tout est de maintenir un message cohérent. On le voit bien avec la diffusion restreinte en Chine : le gouvernement sait maintenir un message cohérent (on n’a qu’à appeler ça censure si on veut). Et c’est normal : le but du gouvernement est de maintenir l’unité et l’harmonie. Ce que n’arrive pas à faire la France ! Aller signer des contrats au jour J, et au jour J+1, manifester pour les droits de l’Homme. Allez dire aux autres peuples « nous sommes le pays des droits de l’homme », vous vous verrez répondre : « quelle arrogance ! Vous n’êtes que des donneurs de leçons, laissez‐nous gérer nos propres affaires et occupez‐vous des vôtres ». La Chine est de ceux‐là. Elle est très attachée au principe de non‐ingérence dans les affaires intérieures, alors se voir donner des leçons de l’extérieur, ça ne passe pas très bien. Seule la vérité historique compte pour les Chinois (pays millénaire oblige), après le colonialisme occidental, qu’on ne vienne pas reprocher au gouvernement chinois de ne pas vouloir donner l’indépendance au Tibet, qui n’est pas un pays, mais une province historique.

    Ne parlons pas du cas d’une camarade de classe de ma sœur, en Bac +1, qui s’est carrément vue reprochée d’être chinoise. « T’as vu ce que fait ton peuple, ils sont cons, rentre chez toi, on veut pas de ça ici ! » en hurlant à travers le couloir, dans des débats passionnés. Je ne citerais pas l’université dans laquelle ce malheureux discours a été tenu, mon but n’étant pas ici de faire de la délation. Mais bon, il aurait pu faire tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de sortir cette énormité.

    Idéologie

    Quant aux droits de l’Homme en eux‐mêmes, au risque de choquer, mais c’est la réalité : ils n’ont pas de fondation idéologique en Chine, ce qui fait que ces droits de l’Homme ne veulent pas dire grand‐chose pour les Chinois. Il faut bien comprendre cela, car depuis des années et des années, la Chine se voit rabattre les oreilles avec ces principes et pour autant, rien n’est fait. Ce n’est pas étonnant : en 1997, quand le Président Chirac a fait un voyage en Chine, un document entre les deux parties a été signé : « les deux parties soulignent que les efforts tendant à promouvoir et à protéger les droits de l’homme doivent s’exercer dans le respect des buts et des principes de la Charte des Nations unies, ainsi que de l’universalité des droits de l’homme, tout en tenant pleinement compte des particularités de chacun ». Mais que signifie ce principe absolu d’universalité des droits de l’homme qui tienne pleinement compte des particularités de chacun ? Un absolu qui tiendrait compte des particularismes n’est plus vraiment absolu. En Chinois, l’universalité est traduite en « caractère commun ». C’est le mieux qui puisse être fait. Il n’y a pas de concept d’universalité en Chinois ! Car les Chinois se méfient de tout ce qui est universel, ils respectent en revanche le particularisme (raison pour laquelle les Chinois sont d’ailleurs individualistes). Il est établi que pour eux, le sens d’un principe se définit en relation avec l’usage que l’on veut en faire. Ils ne s’interrogeront pas sur le principe en lui‐même, mais s’interrogeront sur ses conséquences dont ils déduiront la valeur du principe. En bref, tout est relatif et contextuel.

    La légitimité du pouvoir

    En France, pour schématiser, il a bien fallu la Révolution française pour passer de la monarchie absolue à un début de démocratie. Personne ne peut faire instaurer une démocratie à un pays sans que son peuple n’en ait envie. On voit bien le résultat en Irak… Or, en Chine, historiquement, le pouvoir confié à une personne vient du Ciel (et ce n’est pas un pouvoir absolu), et pas du peuple. Ce concept de mandat du Ciel est profondément ancré dans la culture chinoise, et a toujours donné satisfaction au peuple chinois puisque répondant à ses attentes, parmi lesquelles la stabilité et la paix ont toujours été les éléments les plus importants. Ce n’est pas du jour au lendemain que ça va changer, sauf si un candidat à la succession au parti tire avantage de la situation et satisfasse les Occidentaux… Et encore, s’il le fait, ce ne sera uniquement que pour prendre la tête du Parti communiste et non pour changer de régime, exactement comme l’a fait Hu Jintao (l’actuel président chinois). Non, ce que veut le peuple chinois avant tout, c’est rattraper son retard en matière de développement, sans avoir de fins hégémoniques.

    Le non‐fondé du boycott

    Le fait de profiter des JO pour faire passer un message pourquoi pas ? Mais un boycott… Dans ce cas on fait un boycott pour tout : si les USA avaient les JO, bientôt on boycottera parce qu’on est contre la peine de mort, contre la torture des prisonniers, contre le port des armes, etc. Ne confondons pas les évènements sportif et politique, et encore moins religieux. Ce n’est parce que ce sont des moines au Tibet qu’ils sont « tout gentils tout beaux ». Le Dalaï Lama n’a d’ailleurs pas appelé au boycott. Et quand bien‐même, imaginons que ce soit les USA qui soient dans cette posture, ira‐t‐on boycotter la cérémonie d’ouverture des JO d’un des pays les plus puissants au monde ? Actuellement, la Chine est en position de force.

    Elle est également en position de force, ne serait‐ce que parce qu’on lui a attribué les JO. La légitimité vient bien de quelque part. On leur a attribué les JO, on assume, c’est tout.

    Enfin, il est aussi clair que le Tibet est géopolitiquement bien situé. C’est quand même un quart du territoire chinois. Imaginons que le Tibet soit un pays, le rendre indépendant est un suicide : c’est aussi la porte ouverte à Taiwan, à Hong Kong. Le but étant de maintenir l’unité et l’harmonie, il n’est pas question d’indépendance. Arrêtons de nous mêler des affaires des autres, on a déjà assez affaire avec la Corse.

    Arrêter de diaboliser à outrance le régime communiste chinois

    Ce que j’essaie de faire comprendre, c’est que 1) le gouvernement chinois ne donnera pas l’indépendance au Tibet, 2) nous procédons d’une mauvaise manière pour traiter avec les Chinois, balayons devant notre porte avant de vouloir balayer devant celle des autres, 3) le Parti communiste chinois n’est pas le communisme soviétique, ni la dictature coréenne du nord. Sinon le modèle chinois se serait effondré à l’image du passage de l’URSS à la Russie. Appliquer un modèle occidental n’est pas nécessairement la meilleure chose à faire. On le voit très bien avec l’Irak. Parce qu’entre la Chine et l’Occident, ce ne sont pas des modèles qui s’opposent mais deux systèmes de pensée totalement différents : la culture de la vérité à celle de transformation et de processus (la Voie ou le Tao en chinois). Il n’est donc pas incompréhensible de trouver à la fois du libéralisme et du communisme en Chine. Et puis pourquoi n’y aurait‐il forcément que : soit communisme, soit capitalisme ? Il peut parfaitement existe un juste milieu entre les deux.

    Dans ce cadre‐là, la Parti communiste chinois évoque pour les Chinois eux‐mêmes l’organisation et non une idéologie communiste, où tout est centralisé. Qui va en Chine constatera par ailleurs de lui‐même que ce n’est pas si centralisé que ça veut bien vouloir le faire paraître !

    Rappelons également que Charles de Gaulle fut le premier président à reconnaître la République populaire de Chine.

    Mieux communiquer pour mieux parler et mieux se comprendre

    Dernier point, je ne suis pas spécialement friand de la diffusion restreinte d’informations en Chine (ou de la censure), ni forcément dans la manière dont celles‐ci sont traitées, ni dans le fait de faire des prisonniers politiques. Mais affirmer de manière unilatérale et récurrente que c’est toujours et que ce n’est que la faute des Chinois, c’est un peu taper là où c’est facile. Le textile, c’est de la faute des Chinois, les produits chinois sont de mauvaise qualité ou dangereux, ils ne respectent pas la propriété intellectuelle, etc. Bref, le péril jaune. La Chine n’a pas de volonté hégémonique. Tout s’explique pour peu que l’on veuille bien faire l’effort de se parler et de se comprendre de part et d’autre. Ce que je pense surtout, c’est que la France ne connaît pas assez la Chine, et vice‐versa. Ces deux pays avec une si grande histoire ont tout intérêt à mieux se connaître mutuellement, ce qui éviterait de faire des amalgames et de prendre des raccourcis un peu trop faciles.

    Ni moi ni les médias ne sont les détenteurs de cette fameuse Vérité après laquelle nous – les Occidentaux – courent. Mais assez de ces discours mono‐sens et de cette pensée unique.

    Assez !


    Bibliographie

    Pour ceux qui souhaitent connaître un minimum la Chine, je recommanderais 2 livres : « La pratique de la Chine », par André CHIENG, aux éditions Grasset. D’après la quatrième de couverture : « André Chieng, né en 1953 à Marseille, a reçu une éducation familiale chinoise et a suivi une formation scolaire française. Polytechnicien, il joue actuellement, en tant que président de l’Asiatique européenne de commerce, un rôle de premier plan dans les échanges économiques entre l’Europe et la Chine. Il vit entre Paris et Pékin. »

    « La Chine et les Chinois », par LIN Yutang, aux éditions Petite bibliothèque Payot. D’après sa biographie, « LIN Yutang (de son vrai nom Yu Tang) est né en 1895 dans le district de Zhengzhou, dans la province du Fujian (Chine). Sa formation universitaire, ses fonctions en Chine ou à l’étranger, où il résida longuement, marqueront son œuvre de journaliste et d’écrivain d’une ouverture exceptionnelle sur le monde, sans le départir de sa culture chinoise. Diplômé du collège Saint John de Shanghai en 1916, il étudie ensuite aux Etats‐Unis, à Harvard, et en Allemagne, à Iéna, avant d’obtenir un doctorat de l’université de Leipzig. »

    [Edit : samedi 12 avril, dans l’émission de Laurent Ruquier, « On n’est pas couché », intervention de Jean‐Luc Mélenchon]

    A mon grand étonnement, Jean‐Luc Mélenchon, homme politique français (PS), a aussi fait sonner un autre son de cloche. Rares sont ceux qui « osent » aller à contre‐courant… Voir sur son blog par ici. Et j’essaierai de mettre une vidéo de son passage dans l’émission de Ruquier.

    Par contre, je ne pratique pas la censure, mais je ne mettrai pas d’articles ou de vidéos relatant l’autre côté des choses (ce que les médias rapportent actuellement). Je pense que tout le monde est assez au courant, avec tout le bruit que ça fait.

    Voilà, comme je l’ai mentionné auparavant, je ne prétends pas détenir la Connaissance, mais j’ai essayé aussi de donner un autre son de cloche.

  9. Ghusse dit :

    Merci albert pour ce commentaire très intéressant.

    J’ai modifié un peu la forme de celui‐ci pour qu’il soit plus lisible, j’espère que tu ne m’en veux pas.

  10. AL dit :

    Déjà merci d’avoir publié le (long) commentaire et d’avoir pris la peine de le lire :-).

    Ensuite oui j’avais remarqué que t’avais aussi remis en forme en mettant du gras aux titres et en espaçant. Au contraire : merci d’avoir rendu le message plus lisible !

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