FourThirds : une révolution se prépare en photo numérique
5 août 2008 par Ghusse
À bien y réfléchir, nos appareils photos d’aujourd’hui sont beaucoup inspirés des concepts d’hier. La différence, c’est qu’à la place d’une pellicule on y a mis un capteur.
Architecture et caractéristiques héritées du passé
Les appareils compacts sont les petits-fils des compacts argentiques. Ils ont juste troqué un petit viseur contre un grand écran, et c’est déjà pas mal. Le principal reproche qu’on puisse leur faire tient de la qualité d’image en faible luminosité. Car les compacts ont un petit capteur, ce qui implique beaucoup de bruit.
Les appareils réflex ont gardé beaucoup plus de caractéristiques du monde argentique. Pour commencer : le viseur. Lorsque vous donnez un réflex à quelqu’un qui n’en a jamais utilisé, il l’éloigne de lui et regarde l’écran. Mais pourquoi ça ne marche pas ?
Les réflex fonctionnent toujours sur la même architecture, ce qui permet d’ailleurs d’avoir une compatibilité avec les objectifs argentiques. Entre le capteur et l’objectif interchangeable, se trouve un miroir qui redirige la lumière vers le viseur. Du coup, le capteur numérique ne reçoit rien, c’est la raison pour laquelle on ne peut s’en servir.
Ces caractéristiques héritées des temps anciens, les photographes amateurs en vivent aussi les inconvénients :
- les appareils compacts :
- ont une qualité d’image médiocre en faible lumière, et souvent un manque de piqué lorsqu’ils ont des longs zoom,
- ne peuvent pas offrir une profondeur de champ telle qu’on la connait avec des appareils réflex, à cause d’une petite taille de capteur et d’optiques peu lumineuses
- ne sont pas adaptables aux besoins, en termes d’optiques. Vous ne pouvez pas changer d’objectif.
- les réflex :
- sont encombrants et lourds.
Le chaînon manquant
Vous vous en doutez, de nombreux amateurs et professionnels se sont mis en quête de l’appareil photo compact ET qualitatif.
Le déclin des ventes de bridge montre que ces appareils ne constituent pas la solution, car plutôt de cumuler les avantages des deux systèmes (compact et réflex), ils cumulent plutôt les inconvénients. Ils sont encombrants, et n’ont pas d’objectif interchangeable. De plus ils héritent souvent d’un petit capteur, issu des compacts !
Sigma a essayé avec son DP-1 de sortir un compact avec un grand capteur. Outre que son prix peut s’avérer dissuasif, l’accès aux réglages avancés s’avère fastidieux et le choix d’un capteur fovéon apparait comme discutable. Face aux millions de pixels arborés par la concurrence, les 4Mp effectifs de l’appareil font pâle figure. Bref, essai non transformé pour le moment.
Système FourThirds : mobilité et qualité d’image
Or aujourd’hui, quelque chose a changé. Un site internet dévoile un système nommé micro FourThirds, qui permettra à la fois de profiter d’appareils peu encombrants, à objectifs interchangeable, avec une meilleure qualité d’image, et compatible avec les objectifs réflex en monture 4/3 d’Olympus et Panasonic.
En gros, les futurs appareils µFourThird accepteront les nouveaux objectifs de cette monture, moins encombrants, mais aussi les anciens à monture 4/3 via un adaptateur. L’intérêt de ces nouveaux venus tient dans leur compacité face aux appareils réflex.
L’innovation : marque de fabrique d’Olympus
Je crois qu’on peut encore tirer notre chapeau à Olympus qui, je le reconnais, fait de l’innovation sa marque de fabrique. Certes certains choix de la marque en matière de photo sont discutables, mais il faut reconnaitre qu’ils savent proposer de nouvelles solutions.
Olympus a ainsi développé :
- la monture 4/3,
- le mode de visée à l’écran (Live View),
- la suppression des poussières sur le capteur,
- et maintenant le compact à objectifs interchangeables !