Découverte d’un appareil photo des années 1920
27 mars 2008 à 17h55 | dans Perso, Photo, Plaques photo de mon arrière grand père |J’ai profité de ce week end pour numériser une première vague des plaques photographiques de mon arrière grand père. Je ne les avais jamais vues auparavant, ni elles ni l’appareil et je dois dire que j’ai été agréablement surpris. En déballant l’appareil photpgraphique on devine assez intuitivement comment une prise de photo se déroulait dans les années 1920.
Tout d’abord l’appareil “portable”. Replié, il fait la taille d’une boîte de cigares (je ne fume pas, mais j’ai trouvé que ça comme comparaison : je dirais 20×15x5 cm au pifomètre). L’ossature est en bois, le reste est constitué de toile relativement rigide et évidemment de pièces métalliques pour les mécanismes.
En cherchant un peu, on trouve comment ouvrir la bête. La boîte dispose d’un bouton un peu dissimulé. Le clapet s’ouvre sur un grand côté et dispose d’un rail à l’intérieur, rail qui permet de guider la sortie du soufflet. Ingénieux. On découvre également qu’en bout de course, le soufflet peut être sorti ou rentré (sur une course de quelques centimètres) avec précision pour ajuster la mise au point grâce à une petite molette. Ingénieux bis, d’autant que la distance de mise au point est graduée à l’intérieur du clapet, prêt du rail.
Une fois l’appareil déplié, se pose la question de la prise de photo. On reconnaît immédiatement le déclencheur souple permettant de prendre une photo. Celui-ci est d’ailleurs “cassé” puisque le tissu qui l’entoure est déchiré à deux endroits ce qui rend l’outil inutilisable. L’ouverture (le diaphragme) se règle directement sur l’objectif - fixe - qui se trouve au bout du soufflet. Sur l’objectif on a un petit œilleton qui sert vraisemblablement à mesurer la lumière incidente à l’œil. Il permet de viser dans la direction du sujet au travers de lentilles (on ne voit pas d’image, juste une sorte de halo). Si quelqu’un sait comment s’en servir, ça m’intéresse.
De l’autre côté du soufflet, on dispose d’un endroit pour glisser la plaque photographique. Lorsqu’on veut faire la mise au point et cadrer la photo, on glisse à cet emplacement un cadre supportant une sorte de papier calque sur lequel l’image se forme. Il faut alors éviter toute lumière parasite car le contraste n’est pas très élevé pour distinguer l’image.
Une fois le tout réglé, on remplace ce cadre par le support de la plaque photo. Cette opération nécessite que le sujet ne bouge pas de trop ! La plaque photosensible est protégée de la lumière par une plaque métallique noire qui se glisse (et se retire) par dessus. À cette époque, si on voulait prendre des photos il fallait préparer ses plaques de verre dans le noir en amont et disposer d’autant de supports que l’on voulait tirer des portraits.
Puis, avant de déclencher, on retire la plaque protectrice par dessus. Ne bougeons plus … Clic, avec un temps de pose réglé au pifomètre : plus on reste le doigt appuyé sur le déclencheur souple, puis le temps est long. On remet ensuite la plaque protectrice à sa place. Et voilà, la photo est prise !
Malheureusement je n’ai pas pu photographier l’appareil convenablement ce week end (pas eu le temps ni la lumière adéquate). Je vais tenter de publier des photos dès que possible pour illustrer mon propos.
Pour ceux qui veulent se faire une idée en attendant : ça ressemble à peu près à ça au niveau de l’aspect extérieur.
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WOuahh!
Commentaire par Julien ezaekiel — 28/03/2008 #
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