Retour aux sources (photographiques)

4 février 2008 par Ghusse

Tout à commencé pendant cette fin de semaine. En sortant des albums photos, je voit une boite en carton avec un sigle à consonance photographique.

Ce sont des vieux fitres photo, utilisés par mon père il y a bientôt 20 ans sur son réflex. Des filtres de couleur pour le noir et blanc, d’autres plus adaptés au portrait (soft) ou pour créer des effets (très kitch), d’autres encore pour le paysage (des filtres dégradés). C’est avec curiosité que je déballe tout, que j’examine chaque filtre.

Et puis mon père sort son vieil appareil. Surprise en voyant les objectifs : ils sont pas mal ! Un objectif 50mm f/1.8 et un 135mm f/2.8 garnissent son ancienne gibecière. Deux pentacon dont la grande ouverture m’interpellent. Du coup je veux les essayer sur le boitier d’origine. Je teste donc le Praktica sur lequel les optiques étaient montées. Par curiosité.

Le tout est un peu lourd, mais sans plus. D’apparence solide, il faut dire que l’ensemble est une construction allemande, l’appareil suscite mon intérêt. Car tout sur cet engin est manuel. Le réglage de l’ouverture est accessible sur l’objectif, la vitesse d’obturation sur une petite molette au dessus du boitier. La mise au point ? À la main.

Je pensais être perdu, usager d’un système canon EOS où le tout automatique est la règle.

Et bien, perdu, je l’ai été pendant quelques minutes. Mais finalement on s’y fait et on y prend gout et les automatismes viennent vite.

Le réglage de l’exposition se fait grâce à une mesure de l’exposition intégrée (déjà moderne). Pressez un bouton, une aiguille dans le viseur vous dit si votre photo est surexposée ou sous-exposée. Il suffit alors d’ajuster l’ouverture de votre objectif ou bien le temps de pose.

La mise au point manuelle peut faire frémir n’importe quel possesseur de réflex récent. Oui, mais à l’époque on avait un formidable outil d’aide à la mise au point. Gadget disparu dans les EOS ou autres K*D : le stigmomètre. Et sincèrement, ce petit outil est fort pratique pour déterminer si la mise au point est correctement effectuée. Si bien qu’on oublie l’idée selon laquelle un autofocus est indispensable. On se plait à faire des mises au point.

Bref, avoir cet appareil entre les mains m’a donnée envie, de temps en temps, d’y mettre une pellicule. Comme ça, juste pour voir.

Et puis, je ne sais pas comment, on se met à parler de mon arrière grand père. Celui avec qui je partage un nom et un prénom. Ce brave homme que j’ai connu quelques années seulement faisait de la photo. En 1921 il s’était acheté un appareil photographique à plaques de verre. Entre 1921 et 1927 il a pris une cinquantaine de clichés de son village — Sainte Marie dans le Cantal. Des images de la vie de tous les jours : l’époque des moissons, les premières voitures !

Devinez quoi ? Et bien j’ai envie de me plonger un peu dans ses clichés et pourquoi pas de tenter quelques tirages. Si quelqu’un peu m’être d’une quelconque aide sur ce point, je suis preneur car mon expérience dans ce domaine est proche de zéro. Je suis preneur de toute information, conseil ou explication.

Affaire à suivre après ce week end de voyage dans le temps, en photo.

Commentaires

9 commentaires sur « Retour aux sources (photographiques) »
  1. Spica dit :

    Ouf ! Y’a la mesure d’exposition… Après le reste, on s’y fait… ;-) Enfin faudrait que j’essaie une mise au point avec un stigmomètre, parce que là, quand je me sers de mon 50mm manuel, la mise au point est ratée sur une grosse proportion des photos.

  2. Ghusse dit :

    Si ça t’intéresse, tu peux aller voir sur ce site à quoi ressemble un stigmomètre (dans le viseur) et comment on s’en sert.

  3. Spica dit :

    Oui, je connais ;-) et je sais que je peux en avoir un en changeant mon verre de visée. Mais je voudrais surtout essayer pour voir vraiment ce que ça donne dans la pratique, si c’est vraiment aussi efficace que je l’entends dire.

  4. Herve Kabla dit :

    A lire ton article, je me suis revu il y a presque trente ans me faire expliquer l’utilisation de mon premier Minolta (SRT100X) par mon oncle. Effectivement, l’autofocus n’existait pas et on utilisait, sur les Minolta, un truc rond qui brisait les lignes droites lorsque la mise au point n’était pas bonne. Etant myope, je dois t’avouer que je ne regrette pas ce stigmomachinchose.

    Cependant, je pense que la magie de la découverte d’un appareil est toujours là, quel que soit l’appareil, à partir du moment ou son interface — son IHM — est bine conçue.

  5. Ghusse dit :

    Je suis porteur de lunettes, et je dois dire que le stigmomètre est bien le seul truc qui puisse m’autoriser à faire de la mise au point manuelle…

  6. herisson26 dit :

    Pour ceux qui veulent voir un stigmomètre sur un K10D, suffit de demander gentiment à mon pôpa… ;)

    Spica, oui, c’est vraiment efficace. Au début, ça déroute un peu parce que l’image est cassée et qu’on a tendance à aller au-delà de la réunification des deux moitiés. Mais une fois pris en mains, c’est d’une précision diabolique, plutôt meilleure en fait que bien des autofocus.

    Ghusse, bon courage pour les tirages.

  7. Herve Kabla dit :

    Tout depend de l’épaisseur des verres et de la propension du viseur à laisser le porteur de lunettes s’approcher. Ah, et j’oubliais, j’ai un pif conséquent…

  8. un garcon dit :

    je tenais juste à te dire que j’aprécire de te lire :)

    Ce spam commence rapidement à me gaver, aussi je laisse le commentaire mais je vire le lien.

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