Raid O’bivwak 2007, jour 2
30 mai 2007 à 22h15 | dans Actu, Divers | 5 commentairesAprès une première journée bien remplie au raid O’bivwak, Édouard — mon coéquipier — et moi sombrons dans les bras de morphée. Au son de la pluie sur la tente.
Nuit et réveil au cor
Pendant la nuit je me réveille plusieurs fois, la même constatation à chaque réveil : il pleut. Météo France annonçait de l’orage le soir mais du beau temps au matin. L’espoir fait vivre.
À 5h du matin, le doux son du cor de chasse accompagné d’une grosse caisse et de tambours se fait entendre. Les organisateurs ont de l’humour. Par contre il fait toujours aussi humide. Nous rangeons l’intérieur de la tente, refaisons nos sacs, et petit déjeunons. Le moral n’est pas au plus haut avec ce temps.
À 6h, on ouvre la tente pour découvrir le brouillard. Il pleut, on a du brouillard et du vent. La deuxième journée s’annonce agréable… On plie la tente et on part sur la ligne de départ armés de nos ponchos qu’on ne quittera plus jusqu’à l’arrivée.
Édouard et moi revêtons tous les deux des sacs plastiques par dessus nos chaussettes pour garder les pieds au sec le plus longtemps possible. Les ponchos nous protègent relativement bien de la pluie et du vent, on a gardé notre polaire en dessous.
Raid O’bivwak 2007, jour 1
29 mai 2007 à 22h13 | dans Actu, Divers | 3 commentairesLe raid O’bivwak consiste en une course d’orientation sur deux jours : samedi le départ s’effectue à 13h, le lendemain le départ est à 6h pour les meilleurs et 6h30 pour le commun des mortels. L’épreuve se déroule par équipe de deux, et consiste à aller chercher des balises disséminées sur la carte qu’on nous fournit au départ. Édouard et moi partirons sur le circuit D, sportif court et techniquement difficile.
Parcours sportif court signifie que la distance de balise à balise (à vol d’oiseau) représente 35km sur les deux jours. Toujours de balise à balise, ce parcours compte 1000m de dénivelé.
Deux amis d’Édouard (Guillaume V. et Carole) forment une équipe mixte qui partira sur le circuit C, également court et techniquement difficile (32km et 1000m de dénivelé).
Préparation du raid O’bivwak
24 mai 2007 à 20h44 | dans Actu | 1 commentaire
Voilà, Édouard m’a convaincu de l’accompagner dans l’épreuve du raid o’bivwak. Au programme : une course d’orientation sur deux jours, avec un bivouac au milieu.
Nous avons choisi le parcours court techniquement difficile. Cela veut dire qu’on se lance sur le circuit de 35km (en théorie) pour 1000m de dénivelé. Cela signifie également qu’on va galérer pour trouver les balises.
J’avoue y aller totalement à l’inconnu. J’ai bien fait un peu de CO au collège et au lycée, d’orientation en ski de randonnée. Mais c’est il y a longtemps. Donc pour l’orientation, je fais confiance à mon équipier — rompu à ce genre d’exercice.
Niveau condition physique, je me suis remis à courir au Canada. Après des années de lycées très sportives à la section sport nature du lycée du Diois, 5 années d’école d’ingénieur sans pratique sportive régulière se sont écoulées. Autant dire que du côté condition physique, j’ai plus d’appréhension.
Au niveau matériel, on a prévu :
- une boussole,
- un sifflet,
- une couverture de survie,
- un couteau,
- une frontale,
- un réchaud pour deux,
- une gamelle pour deux,
- des couverts en plastique,
- une tente deux places (2,7kg) pour deux,
- un duvet (1,2 kg),
- un camel back (2kg tout rempli),
- une pharmacie rudimentaire (poids encore inconnu),
- un pull ou une polaire,
- un poncho (400g),
- des sous-vêtements,
- un collant + un pantalon si les ronces sont trop agressives,
- un tee-shirt transpirant,
- un tee-shirt plus chaud,
- deux sacs plastiques pour emballer ses chaussures le matin (pour la rosée),
- des chaussures avec des bons crampons,
- les autres trucs que j’ai oublié.
Ils ont prévu de la pluie… Rendez-vous lundi pour mes impressions.
L’initiative Signal Spam
20 mai 2007 à 18h30 | dans Actu, Informatique, Sécurité | Aucun commentaire
Une association visant à lutter contre le pourriel vient de faire parler d’elle : l’association signal spam.
Elle propose aux utilisateurs de télécharger et d’installer une extension afin de signaler les messages indésirables. Cette initiative paraît intéressante au premier abord.
Cette extension (testée pour vous par votre serviteur) ne fait rien qu’envoyer le contenu des messages à l’association pour qu’ils soient classés et traités informatiquement. Concrétement côté utilisateur, l’extension pour thunderbird ne signale pas automatiquement les courriels marqués comme indésirables par le détecteur de Thunderbird. Celà signifie que si vous voulez aider l’association, il faudra vous retaper un à un tous vos pourriels. Car, oui — en plus — vous ne pouvez pas en sélectionner plusieurs pour les envoyer tous d’un coup (ça buggue).
Ce qui me rend le plus sceptique, c’est donc que l’utilisateur ne tire aucun bénéfice de l’installation de cette extension, sinon la satisfaction d’aider la lutte contre le pourriel.
Reste à savoir si les spammeurs pourront effectivement être poursuivis grâce aux informations collectées (comme il est question sur leur site). De ce côté, gros point d’interrogation sur les buts rééls de cette association. En effet, la plupart des courriels non sollicités sont envoyés par des machines infectées par des virus. Tout ce que l’ont sera capable de faire, c’est d’aller sonner chez la personne qui s’est fait piraté son ordinateur…
Bref, la seule application que je devine est la constitution d’une énorme base de données de spam. Peut-être pour aider les solutions anti-spam.
Ca laisse présager un succès limité pour cette initiative, mais à suivre tout de même.
Rentré
8 mai 2007 à 07h10 | dans Actu, Canada | 5 commentairesVoilà, je suis revenu de Montréal.
Pile arrivé pour pouvoir voter, et voir les résultats.
Je me remet doucement du décalage horaire : après une journée de 42h (où il fallait lutter pour ne pas dormir) et une bonne nuit, voilà que je n’arrive pas à trouver le sommeil la nuit d’après.
J’ai encore l’estomac décalé.
Les quatre mois à Montréal ont vraiment constitué une expérience enrichissante. J’ai découvert une ville, des habitants fort sympathiques, une culture différente (mine de rien), un hiver … fraitte comme ils disent. J’y retournerai avec plaisir, même en hiver pour voir les enfants jouer au hockey sur des bouts de glace par terre, pour voir les mamans avec leurs poussettes sur la glace. Pour manger de la tire sur la neige, pour voir un match (une game) de hockey, pour faire des batailles de boules de neige avec les potes.
Julien, Marc et Loïc y sont encore : ils sont partis en Gaspésie quelques jours pour visiter. Veinards. Je leur souhaite quand même bien du courage, car c’est une région particulièrement fraitte à cette époque.
Allez, il faut que j’aille essayer de dormir un peu.
La fin est proche : 4/4
3 mai 2007 à 16h15 | dans Actu, Canada, Informatique | Aucun commentaireVoilà, le dernier partiel s’est terminé : celui d’analyse et conception d’algorithmes.
Derrière ce nom barbare se cache une matière très intéressante au futur ingénieur que je suis. M Gilles Pesant — lui aussi professeur et chercheur à polytechnique Montréal — a abordé tout d’abord l’analyse de la complexité des algorithmes. Puis nous avons étudié les différents patrons de conception d’algorithmes.
C’est une matière que je n’avais jamais étudié comme cela a été fait, et je dois dire qu’elle est vraiment indispensable. Savoir pourquoi un algorithme est meilleur qu’un autre, dans quel cas. Comment on peut améliorer sensiblement une approche.
La deuxième partie du cours s’est plus composée de l’étude de patrons de conception d’algos (avec la manière de les analyser). On a ainsi vu les algorithmes diviser pour régner, la programmation dynamique, les algorithmes heuristiques approximatifs (hill climbing, recuit simulé, recherche avec tabou, voisinage variable, et autres), et les algorithmes probabilistes (Las Vegas et Monte Carlo). En voyant évidemment à chaque fois l’analyse de ces méthodes.
Le dernier projet consistait à trouver et implémenter un algorithme pour le problème de car-sequencing. Bon, pour nous c’était pas des voitures mais des motoneiges (culture locale oblige), cependant le problème existe dans l’industrie : vous disposez d’une usine avec une chaîne de montage qui a des contraintes. Par exemple il est impossible de peindre deux voitures de suite de la même couleur ; ou encore il est impossible de monter l’option climatisation sur plus de 2 voitures sur 3 ; etc. Vous avez un carnet de commande, et vous devez trouver la séquence de production qui minimise les “trous” (une place vide dans la chaîne pour respecter les contraintes).
Bref, encore un cours très intéressant !
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